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28/07/2013 - France - Les particuliers achètent des dérivés de VP pour ne pas payer le malus de 6 000 euros

Selon le site Autoactu pour éviter de payer le malus de 6 000 euros sur les gros 4x4, des particuliers achètent des versions commerciales, non soumises au malus, qu’ils reconfigurent ensuite en VP d’occasion. Selon un constructeur, les services de l’Etat pourraient légiférer pour mettre rapidement un terme à cette pratique.

Pour les modèles les plus émetteurs de CO2, le passage de 2 300 euros de malus en 2012 à 6 000 euros en 2013 a été catastrophique. Une marque comme Jeep, dont toute la gamme est impactée, a ainsi subi une baisse de ses ventes VP de 68% sur le semestre. Preuve que c’est bien le malus qui a pesé sur son activité, ses ventes de véhicules commerciaux (VPC), des dérivés de VP non soumis au malus, ont-elles progressé de 28% sur la période.

Le phénomène est tel que son Jeep Wrangler, qui a perdu plus de 500 ventes en VP, tombant à 215 unités (-71%), est désormais davantage immatriculé dans sa version VPC (311 unités, +27%).
Même constat pour le Mitsubishi Pajero : il a été immatriculé à 130 unités en VPC (+28%) et à seulement 22 unités en VP (-87%). Or, sur les 6 premiers mois de 2012, avec un malus de 2 300 euros, les ventes de Pajero en VP (174 unités) étaient encore bien supérieures à ses ventes en VPC (101 unités).

D’autres exemples peuvent être cités de gros SUV dont les ventes sont en forte baisse en version VP et en progression dans leur version VPC : Le Mercedes ML chute de 45% en VP, avec 896 unités, alors qu’il gagne 36% en VPC, à 75 unités ; Le Jeep Grand Cherokee chute de 56% en VP, à 127 unités, quand ses ventes en VPC progressent de 34%, à 67 unités.

"Ce transfert du VP vers le VPC montre bien qu’il y a des immatriculations en VPC réalisés uniquement pour échapper au malus,constate un constructeur qui souhaite garder l’anonymat. Les acheteurs reconfigurent ensuite le véhicule en format VP, avec sa banquette arrière, et réimmatriculent ensuite le véhicule en VP pour pouvoir transporter des personnes".

L’acheteur doit toutefois supporter le coût de la pose et dépose du kit VU, soit de l’ordre 1 600 à 2 000 euros HT pour les deux prestations, et les frais de carte grise.

"C’est en effet une pratique qui s’est répandue auprès des particuliers depuis le début de l’année et qui a été intégrée à la politique commerciale d’au moins un constructeur", reconnaît un distributeur. "Rien n’interdit aux particuliers de le faire, ce n’est pas hors-la-loi, toutefois le constructeur nous déconseille d’en faire ouvertement la publicité, craignant que l’Etat se penche sur cette pratique et décide d’y mettre un terme".

Selon le constructeur qu'Autoactu a interrogé, c’est exactement ce que les services de l’Etat s’apprêtent à faire : ils envisageraient d’étendre le malus appliqué aux VO importés (malus réduit de 10% par année d’ancienneté) à ces VP d’occasion issus de VPC. Interrogé sur le sujet, les ministères concernés ne nous ont pas confirmé qu’un tel projet était dans les tuyaux.

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