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06/05/2013 - France - Condamné suite à un sur-accident lors d'un dépannage

Le 8 novembre 2010, un père de famille avait été fauché lors d'une opération de dépannage. L'auteur de l'accident vient d'être condamné. C'est notre confère du Courrier Picard qui relate les faits.

Le tribunal d'Amiens a condamné jeudi dernier Sylvain D., 62 ans, à 10 mois de prison avec sursis et 6 mois de suspension de permis pour homicide involontaire. Le 8 novembre 2010, il avait fauché un homme de 47 ans à Mailly-Maillet (près d'Acheux dans la Somme).

La douleur du prévenu est sans commune mesure avec celle des victimes. Au moins, ces dernières n'ont pu qu'enregistrer la sincérité des regrets et des larmes de l'homme qui s'est présenté devant elles l'autre jeudi (le jugement avait été mis en délibéré) : « Je sais que j'ai cassé une vie. Je porte ça... »

Le lundi 8 novembre 2010, la femme de Pascal C., un employé d'Aerolia demeurant à Albert, a subi un accident matériel de la circulation vers 16 h 30. Il est venu la chercher et à 18 heures, alors que la nuit est tombée, il assiste à l'opération de remorquage en compagnie de son beau-fils, Aurélien.

Les lieux étaient balisés
Tous les témoins l'affirment : les dépanneurs ont parfaitement balisé les lieux : cônes de Lübeck en amont et en aval de l'intervention, gilets réfléchissants et neuf gyrophares en action sur la dépanneuse. « D'ailleurs, pendant une demi-heure, tous les automobilistes nous ont vu et ont ralenti », se souvient le gendre de la victime, qui se tenait avec son beau-père sur le bas côté.

Ce soir-là, Sylvain, un Amiénois qui travaille à Arras au conseil général du Pas-de-Calais, manque le train qui habituellement le ramène chez lui. Il emprunte donc une Clio de la collectivité territoriale afin de regagner la capitale picarde.

Éberlué, depuis son talus, Aurélien voit la Renault foncer sur lui. Il se jette sur le côté au contraire de Pascal, qui tourne le dos à la route et se retrouve coincé entre deux pare-chocs : celui de la Clio, qui n'a pas freiné et celui de la voiture de son gendre.

À la barre, Sylvain est encore incapable d'expliquer l'accident. « Il pleuvait, il faisait nuit et c'était la saison des betteraves, je roulais donc prudemment », avance-t-il. On ajoutera qu'il n'avait pas bu une goutte d'alcool. De fait, l'homme est un automobiliste modèle, peu féru de vitesse, puisque sa voiture personnelle est une 4L, avec laquelle ce catholique pratiquant a l'habitude de véhiculer les petites sœurs des pauvres, à Amiens.

« Pour moi, je roulais dans l'obscurité et d'un seul coup, j'ai vu une lumière vive. C'est comme si on ouvrait une porte et que la lumière vous éblouissait. En une seconde, je me suis demandé si je n'avais pas quitté ma voie de circulation. Par réflexe, j'ai donné un coup de volant à droite », décrit-il.

Trouver une explication
Avec les juges, Sylvain tente de trouver une explication à sa coupable absence : stress lié au travail (« J'étais en pleine période budgétaire »), syncope de quelques secondes liée à son hypertension, visibilité altérée par la boue des betteraves ?

Sur le banc des parties civiles, hélas, la vie depuis l'accident est faite non de questions mais d'une certitude : Pascal est mort, au terme de 20 jours « d'enfer sur terre » selon les mots de la procureure Dalle. Il a en effet dû être amputé des deux jambes avant que l'infection ne cause son décès. Il a laissé une épouse, une fille, une petite-fille de quatre ans...

Information Courrier Picard. |42233_Justice.jpg|

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